Publié par : pintejp | novembre 25, 2016

Cyber, terrorisme et activisme

Le cyberterrorisme à proprement parler n’existe pas : pas de cyberattentat qui réponde aux critères stricts d’un acte terroriste : celui-ci comporte, en effet, une dimension létale (tuer des gens ou utiliser une violence qui puisse mener à la mort d’homme) et une dimension théâtrale (l’attentat doit clairement signifier quelque choses pour ses adversaires, ses partisans, l’opinion en général, et doit frapper l’imaginaire, etc.). Or, une attaque informatique ne peut qu’empêcher, au pire, un dispositif informationnel de fonctionner (sabotage) et surtout elle est anonyme (ou d’attribution et d’intention douteuses) et il y a toujours doute sur l’attribution ou l’intention d’une attaque. Enfin, il nous semble qu’une attaque cyber souffrirait d’une sorte de « déficit symbolique ». Un moyen de sabotage électronique peut avoir une grande valeur militaire, mais, le terroriste veut plus que des résultats militaires. Il recherche un impact psychologique, il veut offrir du spectacle, si possible sanglant et tétanisant et il veut donner un sens symbolique clair à son action (il a frappé les tyrans ou les ennemis de Dieu, il s’en prend à des idées et à des principes en tuant des gens, etc.), il lui importe que le sens de son acte et la publicité de son intention soient parfaitement lisibles. Il veut du bruit, de la lumière et du sang, pas des heures de paralysie des systèmes informationnnels.

http://huyghe.fr/actu_1426.htm


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